Une lettre pastorale pour inspirer et guider

Il y a bientôt un an, notre évêque nous donnait une lettre pastorale : Tous baptisés dans un unique esprit. Fruit de ses rencontres à travers le diocèse (visites pastorales, rencontres avec les catéchumènes…), elle vient définir de grands axes pour l’Église de la Drôme aujourd’hui.

Première impression à la lecture : c’est un document accessible et concret, avec des questions pour réfléchir à la mise en pratique et des encarts pour noter ses propres idées. Un document à travailler pour entrer en action !

Il s’ouvre sur un constat : nous ne vivons plus dans une société majoritairement catholique. Ce monde sécularisé est pourtant habité d’une grande soif spirituelle, dont témoigne l’arrivée de catéchumènes toujours plus nombreux. Mais alors, comment trouver notre place ?

« Au cœur des crises de notre temps, je vous invite à avancer sans peur, avec lucidité et espérance. Nous n’avons pas à céder à l’esprit du monde ni à vouloir être hors du monde. Ces attitudes opposées conduisent toutes deux à renoncer à l’enjeu missionnaire d’annoncer l’Évangile à tous » (p11).

La lettre pastorale donne ensuite des pistes, développées dans trois grandes parties.

Soutenir la dynamique missionnaire : cela commence par demeurer avec le Christ dans la prière et la rencontre des pauvres – « Avant d’élaborer des projets missionnaires, choisissons résolument une « pastorale de la grâce » en nous rapprochant le plus possible du cœur transpercé du Christ. » (p12). Prière, liturgie, partage autour de la parole, rencontre authentique avec les pauvres, attention à la clameur de la terre… tout cela peut nous éclairer. Mais cela demande aussi de se former pour témoigner car « être témoin, ça ne s’improvise pas ! » (p19) et de prendre le temps d’aller vers et visiter gratuitement.

Renouvelons nos communautés chrétiennes avec les nouveaux baptisés : l’accueil de nombreux catéchumènes (enfants, adolescents ou adultes) est une grande joie ! Il s’agit bien sûr de les accompagner et de les aider à trouver une place, là où ils se sentent appelés (et pas forcément « pour combler des trous »!). Mais il s’agit aussi d’écouter ce qu’ils ont à nous dire et de nous laisser renouveler profondément par leur présence. Parmi les axes de travail : encourager des lieux d’accueil et d’écoute dans les paroisses pour savoir accueillir toute personne en recherche, qu’elle demande un sacrement ou non ; créer des fraternités catéchuménales entre catéchumènes et baptisés pour s’enrichir mutuellement ; favoriser la prise de responsabilité des néophytes — « ni trop protégés (comme « mis en couveuse ») ni trop exposés (« mis en vedette ») », ils n’ont pas non plus à faire leur preuve pour se plier rapidement aux habitudes de la communauté («comme s’ils devaient être « mis au pas »). L’enjeu est de marcher ensemble sous la conduite de l’Esprit Saint (p30). »

Inscrivons la synodalité dans nos pratiques ecclésiales : c’est en étant ensemble, en nous éclairant les un(e)s les autres dans nos différences, que nous pouvons le mieux entendre ce que l’Esprit Saint veut nous dire. Cette synodalité se vit à toutes les échelles : par le biais des conseils (conseil paroissial, conseils diocésains) et par des temps forts : assemblée diocésaine et assemblée paroissiale.

Pour notre paroisse, la première assemblée paroissiale aura lieu le samedi 7 novembre. Elle a été préparée par un travail de réflexion du conseil paroissial. En lisant la lettre pastorale, en se penchant sur les différents axes, beaucoup de choses sont apparues. Certaines directions rejoignent des choses qui se vivent déjà sur la paroisse. Pour d’autres, ce qui peut être entrepris apparaît clairement et des initiatives simples peuvent être mises en place. Mais d’autres questions demandent plus de réflexion, et une réflexion synodale… donc d’être abordées en assemblée paroissiale.

L’axe choisi  pour cette année 2026-2027 est ainsi la place accordée aux « pauvres », quelle que soit leur pauvreté (précarité, isolement…) mais aussi plus largement comment accueillir chacun(e) dans une Église où il y a une place pour tous. Comment vivre de vraies rencontres, dans un monde souvent divisé ? Comment être attentif aux besoins d’aide qui ne se voient pas ? Comment grandir ensemble, dans le partage ?

Rendez-vous le 7 novembre pour en parler, enrichi par une conférence et des témoignages !

D’ici-là, n’hésitez pas à lire la lettre pastorale ! Elle a été diffusée dans nos différents clochers et peut être lue ou téléchargée sur le site de la paroisse.
Anne Doutriaux