BIPER INVESTIGATION : édition spéciale 1er avril

Panique à la paroisse : Saint François de Sales a disparu ! Notre envoyé spécial vous révèle tous les détails

 

Tout a commencé le 16 janvier 2026, au lendemain de la conférence de Mgr Lagleize, évêque émérite de Metz, dans l’église-temple de Beaumont.

« Quand nous sommes entrés dans l’église pour préparer la messe du vendredi, nous avons tout
de suite vu que quelque chose n’allait pas » nous raconte Marie-Odile, la référente du clocher. « Saint François de Sales n’était plus dans le tableau au-dessus de l’entrée. Nous l’avons cherché dans toute l’église et avons fini par le trouver dans le tableau du baptême du Christ, un peu à l’arrière-plan. Cela nous a rassuré. Nous avons pensé qu’il avait sans doute besoin de prendre un peu l’air et de rencontrer du monde, c’est vraiment un homme de dialogue. »

Alors que Saint François de Sales avait regagné son tableau et que tout semblait être rentré dans l’ordre, ces excursions ont commencé à se multiplier au début du Carême. « Nous l’avions senti très attentif au moment des annonces, quand nous avons parlé des soirées de Carême dans les différents clochers » raconte une paroissienne. « Mais nous n’aurions jamais pensé que cela ait ce type de conséquences. » Le grand saint avait-il été intrigué par les échos de la conférence de décembre et du calendrier de l’Avent ? Toujours est-il qu’il s’est mis à s’absenter de plus en plus souvent.

Première absence le 24 février, puis le 26 février, puis le 3 mars… Le lien a vite été fait : les paroissiens les plus attentifs ont ainsi remarqué une silhouette bien connue à Montmeyran, puis Chabeuil, Montélier… « On sent qu’il veut rester discret » nous confie Andrée, référente du clocher de Barcelonne. « Mais il a fini par se joindre à notre groupe et nous avons eu de très beaux échanges. C’est vraiment un homme qui sait se mettre à l’écoute et parler avec le cœur. »

François de Sales à Barcelonne.

Des retours confirmés par les participants des rencontres à Malissard, Montvendre, Beaumont, Fauconnières… « Il est bien venu à Châteaudouble et il a échangé avec tous les participants » nous confirme Gonzague, le référent du clocher. « Après la rencontre, je l’ai vu s’attarder dans le village pour parler à quelques uns des habitants qui rentraient du travail. » Depuis cette date, le 23 mars au soir, le tableau de Beaumont est resté vide. Les paroissiens s’interrogent : où peut bien être Saint François de Sales ?

Grâce à une enquête approfondie sur place, notre envoyé spécial a pu noter son passage dans différentes maisons du village, à la mairie, chez des agriculteurs, au bar associatif… Tous décrivent un homme « plein de douceur et d’humilité », « qui est attentif à chacun », « donne des conseils emprunts de sagesse ». Après trois jours passés à Châteaudouble, il semble avoir gagné un autre village de la paroisse.

« Il reste deux ou trois jours à chaque fois, va à la rencontre gratuitement, en visitant les personnes âgées ou malades, en faisant du porte-à-porte… « Il est en visite pastorale » analyse un membre du conseil paroissial qui souhaite garder l’anonymat.

On pourrait espérer que Saint François de Sales regagne enfin Beaumont, une fois les 12 clochers de la paroisse visités. Mais à l’approche du pèlerinage à Annecy, prévu le 9 mai prochain, les paroissiens sont inquiets. « Tant que ces excursions restent sur le territoire de la paroisse, nous pouvons gérer » nous confie Domitille, l’assistante paroissiale. « Mais que se passera-t-il s’il commence à rendre visite à tous les habitants d’Annecy ? Ou même plus loin ? Nous avons besoin de lui pour notre assemblée paroissiale de juin. Nous espérons que Mgr Lagleize, qui le connaît depuis longtemps et qui nous accompagne pour ce pèlerinage, pourra lui parler et le convaincre de revenir avec nous. »

Sollicité par notre journal, Stéphane-Jacques Ruchon, curé de la paroisse, n’a pas souhaité s’exprimer.

Notre envoyé spécial se rendra bien sûr sur place à Annecy pour suivre les nouveaux rebondissements de ce qu’il faut bien appeler « l’affaire François de Sales » et tenter d’interviewer le principal intéressé.

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L’envoyé spécial du BIPER