« Lumière de la Lumière, pour la Lumière »
Le dimanche 25 janvier 2026, en l’église-temple de Beaumont-lès-Valence, s’est déroulée la célébration œcuménique clôturant la semaine de prière pour l’Unité chrétienne, inspirée cette année par les propositions de l’Église apostolique arménienne, une des plus anciennes communautés chrétiennes dans le monde.
Pour les habitants de ce petit pays caucasien si souvent malmené par l’histoire, cette Église est source de force et de réconfort dans les épreuves qu’ils continuent de traverser, et pour la diaspora arménienne, elle est un phare qui la guide dans la foi. Sa riche tradition œcuménique illustre sa volonté de rechercher avec constance l’unité dans le corps universel du Christ. C’est la réponse à l’appel de Dieu qui résonne déjà dans l’Ancien Testament et se développe dans le Nouveau, avec le commandement de Jésus en Jean 13, 34-35 de nous aimer d’un amour mutuel, et dans les lettres de Paul, en particulier dans le verset 4,4 de l’épître aux Ephésiens : « il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance ». Et cette espérance est de faire briller la Lumière de Dieu dans le monde, Lumière venue en ce monde en la personne du Christ dont la mission est de mener à la Lumière du Père.
La célébration œcuménique de ce jour s’est organisée en faisant la part belle à la lumière, dans un déroulement adapté de l’office du lever du soleil, une des prières quotidiennes de l’Église d’Arménie. Dans l’église-temple où le jour ne pénétrait que chichement à cause d’un brouillard persistant, la lumière s’est progressivement imposée, chaque lecteur allumant un des sept cierges du candélabre placé devant l’autel, puis des jeunes transmettant la lumière prise au cierge pascal à toute l’assemblée ainsi sortie de la pénombre, avec, il est vrai, le renfort de l’installation électrique… L’homélie du Père Stéphane-Jacques Ruchon, présidant la célébration avec la Pasteure Marie-Pierre Van Den Bossche, a rappelé que la lumière divine est présente au cœur des pires ténèbres accompagnant les nombreux jougs imposés ou acceptés par notre société. Par le mystère de sa mort et résurrection, Jésus, Lumière née de la Lumière, (Concile de Nicée), élevé et cloué sur la Croix devenue tout à la fois lampadaire et joug, rejoint ainsi toute misère et attire à lui tous les hommes appelés à marcher dans la lumière, pour devenir des fils de la Lumière.
Au cours de la célébration, encadrée par deux proclamations du Notre Père, une offrande a été réalisée au profit de l’association des Jeunesses arméniennes de France, qui, depuis 1945, transmet l’héritage d’une culture millénaire, s’appuyant en particulier sur un riche patrimoine religieux ; elle a permis de récolter 490,45€.
Un temps convivial a fait se prolonger la joie du partage de l’écoute de la Parole et des chants de louange à Celui qui n’est que beauté, grandeur, source d’eaux vives. Dehors, comme un symbole, le soleil commençait timidement à dissiper les brumes du matin…
Anne-Marie Jammes
Paroisse Saint Martin de la Plaine de Valence