« Nous sommes, tous, mission »

Nous sommes dans le mois d’octobre, « mois missionnaire ».

« Nous sommes, tous, mission »

Trois aspects concernent chaque baptisé : s’informer sur la vie des « Églises sœurs », à travers le monde, prier pour la Mission, pour l’évangélisation et les personnes qui s’y engagent (prêtres-religieux-laïcs), partager, chaque baptisé s’engage par la prière, le témoignage de vie, le partage financier et l’action missionnaire pour permettre à l’Eglise de continuer sa mission d’évangélisation. La propagation pandémique du virus doit produire une contagion de la charité.

Le mois missionnaire commence le 1er octobre, fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, figure remarquable de la mission universelle. Cette année le thème est : « Me voici, envoie-moi » (Is 6,8). C’est la réponse du prophète Isaïe à l’appel du Seigneur : « Qui enverrai-je, qui donc ira pour nous ? ». Nous sommes appelés, comme Isaïe, par le Christ pour une mission. Laquelle ? « Nous sommes, tous, mission », nous dit le Pape François. L’Eglise est missionnaire par sa nature. On ne naît pas missionnaire, on est une mission, on devient missionnaire. : « Je suis mission », « nous sommes mission » c’est-à-dire que notre être baptisé est un envoyé. Aimé, pardonné, sauvé, nous sommes envoyés vers nos frères et sœurs en humanité. Nous ne sommes pas créés pour être confinés, mais pour être envoyés en Eglise

La grâce de la foi que nous avons reçue ne doit pas être déposée, enfouie dans la banque de notre cœur, mais doit être partagée, sans modération, avec notre entourage familial, professionnel. C’est là un acte missionnaire. Le cœur de la foi chrétienne est dans l’engagement missionnaire. Souvenons-nous : notre baptême a fait de nous  tous, quel que soit notre âge, notre situation familiale et sociale, notre niveau intellectuel, des envoyés de Dieu, des témoins, des « disciples-missionnaires » appelés à rejoindre « toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile » (Exhortation apostolique Evandelii Gaudium n°20)

« Me voici, envoie-moi ». Est-ce seulement le baptisé qui est appelé à être missionnaire ? Certes, non, toute personne qui s’engage pour plus de justice, de paix et d’amour, qu’elle soit chrétienne ou pas, croyante ou pas, consciente de son imperfection ou pas, peut être perçue et accueillie par tous comme envoyée de Dieu. Jésus n’a pas été reconnu par tous comme envoyé de Dieu. Chacun répond au Seigneur avec son tempérament personnel.

En cette nouvelle année pastorale, mobilisons-nous donc pour la mission, dans nos familles, notre quartier et au quotidien. Mobilisons-nous pour : « Construire ensemble notre église verte de demain, à la suite du Christ et pour le service de tous », puisque nous sommes appelés à vivre joyeusement la fraternité, l’accueil, la solidarité, le témoignage et la mission.

La mission est très variée, elle est partout.  Il y a plusieurs moyens pour être missionnaire sans forcément prendre l’avion pour aller en Afrique ou ailleurs : « Etre missionnaire dans son milieu de vie » Rappelons-nous de certaines grandes figures déclarées missionnaires par l’Eglise : Thérèse de Lisieux, Pauline Jaricot, Abbé Pierre, Marthe Robin et bien d’autres encore, alors qu’ils n’ont jamais quitté leur pays, la France. La mission n’est pas réservée à des experts lointains, mais concerne chaque membre de la paroisse.

Une chose est sûre : le messager-envoyé doit ressembler à son Maître, Jésus est doux et humble de cœur qui révèle le Dieu-Amour. L’envoyé est invité à « servir », humblement, parfois jusqu’à l’humiliation, comme Jésus qui est mort honteusement sur une croix, abandonné par ses amis.

Puisse le Seigneur, premier Envoyé, Missionnaire par excellence, donner à chacun de nous la grâce de trouver sa place dans le champ de la mission et l’ayant trouvée, accepter d’être envoyé : « « Me voici, envoie-moi » (Is 6,8). Soyons des témoins de l’action du Christ dans les cœurs.

Père DOAMBA Bila Mathias