Homélie 33ème dimanche du temps ordinaire, année C

Ml 3, 19-20a
Ps 97 (98), 5-6, 7-8, 9
2 Th 3, 7-12
Lc 21, 5-19

33ème dimanche ordinaire, la fin de l’année liturgique approche.  L’Église nous fait réfléchir sur la fin des temps. Elle nous invite à vivre dans l’attente du Seigneur et à mettre tous nos soins à nous préparer.

Le dernier prophète de la Bible, Malachie, parle du temps de la fin comme étant le « jour du Seigneur », où Il est totalement présent.

Dans sa lettre, saint Paul  met l’accent sur l’oisiveté. Sous prétexte que le retour du Seigneur est proche, quelques chrétiens de Thessalonique décidaient de ne plus travailler. Ils vivaient dans l’oisiveté aux dépens des autres.

Saint Paul leur rappelle la nécessité et la dignité du travail : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ! » Il faut être logique.

Quelles que soient nos tâches familiales ou professionnelles, faisons-les avec conscience. Travailler, c’est collaborer avec  le Seigneur pour parachever son œuvre.

Les juifs étaient très fiers et très attachés à leur Temple : c’est la bénédiction de Dieu. C’était le lieu par excellence de la rencontre de Dieu.

Les apôtres et les disciples s’émerveillaient de la grandeur de l’édifice, de la taille et de la dimension des pierres.

Mais Jésus voit la destruction future de Jérusalem, les cataclysmes naturels, les signes du ciel, les persécutions de l’Église et l’apparition des faux prophètes.

D’où la question des disciples : « quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? Alors Jésus leur donne trois consignes :

Premièrement : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer. » Le plus grand danger qui nous guette, ce sont les faux prophètes. Ils se font passer pour le Christ, ou parlent en son nom. Abusant des inquiétudes et des bouleversements causés par l’histoire, ils séduisent les hommes avec leurs idéologies, et leurs pseudo-religions.

Prendre garde, c’est veiller, c’est discerner. On ne peut avoir de vrai discernement qu’en restant uni à Jésus, c’est-à-dire en gardant sa Parole, en fréquentant assidûment la Parole de Jésus, la Parole de Dieu. Il nous donnera son Esprit de discernement.

Deuxième consigne : « Ne soyez pas terrifiés. » Dans toutes les pressions et exactions exercées contre l’Église, nous ne devrions pas voir quelque sombre tragédie, car elles purifient notre foi et confortent notre espérance. Elles sont autant d’occasions de témoigner du Christ, sinon, le monde ne connaîtrait ni son Evangile, ni la puissance de son amour.  Autrement dit : faites confiance au Seigneur en toute circonstance.

Troisième consigne : « la persévérance ». La persévérance, l’endurance  consiste à s’accrocher au Seigneur et à ne pas bouger d’un pouce quoiqu’il arrive. Devant tous ces événements, nous sommes invités à la même compréhension de la parole du Seigneur : c’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.

Puisse Jésus être vraiment présent dans ma vie, sa Parole être ma nourriture quotidienne, et que je me sois vraiment accroché à lui. Jésus nous encourage à persévérer à ses côtés jusqu’à la fin.

Aujourd’hui, c’est la 3ème Journée Mondiale des Pauvres. Le pape nous exhorte « à chercher, avec chaque personne pauvre, ce dont elle a vraiment besoin : à ne pas nous arrêter à la première nécessité matérielle, mais à découvrir la bonté qui se cache dans son cœur, en nous faisant attentifs à sa culture et à sa façon de s’exprimer, pour pouvoir entamer un véritable dialogue fraternel».

C’est aussi la journée du Secours Catholique, un service d’Eglise, dans la lutte contre la pauvreté. Pour poursuivre sa mission d’aide et d’accompagnement des plus démunis, le Secours Catholique a besoin de votre aide. Merci d’avance pour votre générosité.

 

Père Mathias Doamba