Homélie, 5ème dimanche de Pâques, année C

(Ac 14, 21b-27)
(Ps 144 (145), 8-9, 10-11, 12-13ab)
(Ap 21, 1-5a)
(Jn 13, 31-33a.34-35)

 

Qu’il est formidable d’aimer….

« À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». Nous pouvons faire de grandes choses, même au service des autres, s’il n’y a pas l’amour, nous ne sommes rien.

Saint Paul le confirme dans sa lettre aux Corinthiens : Je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres : j’aurai beau être prophète, avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, avoir distribué toute ma fortune aux affamés…si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne.

« Aimons-nous les uns les autres », c’est le chemin, la porte d’entrée dans la nouvelle manière de vivre en communauté.

Nous ne serons reconnus comme disciples du Christ qu’à la façon dont nous nous aimons les uns les autres.

« L’amour est la carte d’identité du chrétien… c’est l’unique document pour être reconnu comme disciple de Jésus…Si ce document expire et n’est pas renouvelé continuellement, nous ne sommes plus amis du Maître. », nous dit le Pape François.

« Le manque d’amour est la grande pauvreté », dit Mère Teresa. Aujourd’hui, Jésus nous demande d’aimer les autres « comme » il nous a aimés. Il nous invite à entrer dans sa manière d’aimer ses frères.

Il nous demande  de nous mettre à son école. Apprendre à aimer, c’est un travail de tous les jours.

« Seul l’amour nous sauvera », dit le Pape François. Tout l’Évangile est un message d’amour pour le monde. C’est aussi un appel à aller à contre-courant de la société qui juge et qui condamne. On y insulte les autres avant de les écouter.

« Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés ».Ces paroles du Christ doivent être notre seule référence car elles sont celles « de la vie éternelle ».

Agir comme le Christ en nous faisant proches des pauvres, des exclus et de tous ceux qui ne comptent pas aux yeux du monde, voilà notre mission.

Nous nous rappelons qu’au moment où Jésus prononce ce discours, il vient de laver les pieds de ses disciples. Lui, le « Maître et Seigneur », s’est mis à leur service. C’est un exemple qu’il leur a donné. Il ne s’agit plus de répéter ce geste mais de faire taire les pleurs et les cris ce ceux et celles qui souffrent.

C’est à nos gestes d’amour, de partage et de solidarité que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

Notre mission de baptisés, dans nos familles, nos lieux de service, c’est d’annoncer la bonté du Seigneur, sa tendresse et sa miséricorde. Il faut que cela se voie dans notre vie.

Paul et Barnabé, dans la première lecture, ont travaillé inlassablement à cette annonce de la bonne nouvelle. Ils étaient passionnés de l’amour qui est en Dieu. Ils se sont efforcés de rester en relation avec ceux qui se sont convertis au Christ. Grâce à leur témoignage, la bonne nouvelle de l’Évangile se répand de plus en plus.

Aimer, c’est prolonger Dieu, c’est vivre à sa manière sans exclure personne. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est un amour de plus en plus à la ressemblance de l’amour de Jésus pour nous.

Chaque dimanche, le Christ nous rassemble pour nous nourrir de sa parole et de son eucharistie. Il vient nous donner force et courage pour aimer comme lui et avec lui. C’est cela qui fait la valeur d’une vie.

Sois avec nous, Seigneur. Remplis notre vie de ton amour :

 « Toi qui es lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. »

 

 

Père Mathias Doamba