Homélie, 4ème dimanche de Pâques, année C

 

(Ac 13, 14.43-52)
(Ps 99 (100), 1-2, 3, 5)
(Ap 7, 9.14b-17)
(Jn 10, 27-30)

 

Tous les ans, au cœur du Temps pascal, le 4ème Dimanche de Pâques est appelé le « Dimanche du Bon Pasteur ».

L’évangile nous présente Jésus comme le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Apprécions à sa juste valeur cette image.

Le Bon Pasteur, dans la vie courante, se distingue par sa capacité de lier sa vie à celle de ses brebis, par sa grande sollicitude envers elles.

Bravant toutes les intempéries, il les conduit dans des pâturages verdoyants et les mène aux sources d’eaux vives. Il soigne jusqu’à la guérison toutes celles qui sont malades ou blessées.

Il les défend contre les agressions des loups rapaces et des bandits voleurs, et il est prêt à veiller mettant en péril sa vie, sa santé, pour le bien-être de toutes les brebis qu’il connaît, chacune, parfaitement.

Le Bon Pasteur a donc une telle solidarité, une telle complicité d’amour avec toutes ses brebis que celles-ci finissent par connaître toute sa vie, le distinguant de tout autre et trouvant leur joie à sa compagnie et à entendre sa voix.

Jésus, se définissant comme Bon Pasteur, nous montre quel lien d’amour existe entre lui et chacun de nous. Toute sa vie, il l’a liée à notre sort jusqu’à mourir pour nous donner sa vie en abondance.

Il se présente lui-même non seulement comme celui qui donne la vie, qui introduit à la vie (la porte des brebis) mais aussi comme celui qui l’entretient (le Bon Pasteur).

Les brebis, ce sont tous ces hommes, ces femmes et ces enfants, baptisés, attirés par le «vrai berger », qui adhèrent à lui de tout leur être et librement, comme ayant perçu en lui l’appel au bonheur absolu mais exigeant aussi.

Ce sont ceux et celles qui reconnaissent la voix de Jésus au milieu de tous les bruits de ce monde, même au milieu de voix parasites, et peuvent s’écrier « C’est le Seigneur ! »

Jésus est la vie pour tous ceux qui la désirent. Il est « le chemin, la vérité, la vie » par qui tout homme doit passer pour connaître et vivre la vie de Dieu en vérité.

Aujourd’hui, c’est la 56ème Journée Mondiale des Vocations. Le thème   est : « Le courage de risquer pour la promesse de Dieu ».

Dans l’Eglise, il y a de nombreuses et diverses vocations. Sans minimiser ces diverses vocations, l’Eglise nous invite, en ce dimanche du Bon Pasteur, à prier pour les vocations sacerdotales et religieuses.

L’Eglise a besoin pour sa mission des prêtres, religieux, religieuses, laïcs actifs engagés.

Jésus a voulu, qu’à Sa suite, comme Lui, il y ait une armée de pasteurs qui ont un rôle de médiation, d’orientation et de stimulation-  mais aussi de religieux et de religieuses qui, à leur tour, donnent leur vie pour garder ses brebis, faire revenir celles qui sont perdues.

Il a voulu que des prêtres puissent accomplir, avec Sa grâce, la charge de conduire Son troupeau jusqu’aux pâturages du Ciel.

Osons donc prier avec ardeur pour nos chers prêtres : soutenons-les, remercions-les, encourageons-les, souhaitons-leur du bien et essayons de les comprendre. Rendons-les au moins heureux, car un prêtre malheureux est un désastre pour l’Eglise.

Que notre Mère, la Très Sainte Vierge Marie intercède pour nos prêtres et bénisse leur apostolat. 

Prions pour que la France, fille-mère de l’Eglise, puisse retrouver de nombreux mais surtout de saints prêtres.

Cela est tellement vital qu’en ce jour, nous prions pour les vocations avec audace et inventivité, sans négligence mais sans inquiétude.

 

Le devoir de cultiver les vocations revient d’abord à la famille, puis à la communauté chrétienne tout entière, qui s’en acquitte avant tout par une vie pleinement chrétienne, fraternelle, solidaire et missionnaire.

 

Père Mathias