Lapalisse n’aurait pas fait mieux :
« La Toussaint, c’est la fête de tous les saints ! »

Effectivement le 1er novembre l’Eglise honore ceux et celles qui ont été de
vivants et lumineux témoins du Christ.La vie des saints constitue une véritable catéchèse vivante ; les saints sont proches de nous par leur humanité. Ne nous privons pas de l’expérience de Dieu vécue par les saints que notre mère l’Eglise a reconnus et les innombrables saints de nos familles qui nous aident chaque jour et sont connus de Dieu seul.


« N’ayons pas peur », essayons avec l’aide précieuse et gratuite de ces chercheurs de Dieu d’imiter le Christ Jésus en sollicitant l’aide magnifique de sa mère la Vierge Marie : notre Top-modèle perfectionné. L’évangile de la Toussaint est celui des « Béatitudes »
Jésus nous parle de bonheur : « heureux….. ». Bonne nouvelle de cet évangile qui nous dit à sa manière que la sainteté est accueil de la Parole de Dieu : fidélité, confiance en elle, justice, amour, pardon et paix.

Le lendemain, le 2 novembre, l’Eglise fait mémoire des « fidèles défunts ». Le Christ incarné, en offrant au Père sa passion dans les larmes et avec les mots du psaume 21 « mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » est vraiment l’un de nous souffrant ; et c’est cette passion acceptée qui nous rachète et nous sauve. Sa résurrection le jour de Pâques coïncide avec la fin du psaume : « Tu m’as répondu et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée... » Voici simplement notre foi : Jésus par sa passion et sa résurrection a ouvert une porte où la mort n’a plus le dernier mot avec l’affirmation accompagnant les obsèques : « la mort n’est pas la fin
de tout mais l’entrée dans la vie éternelle »
 ; il nous invite à suivre ses pas.

« Nous cherchons Dieu dans les livres nous le trouvons dans la prière » nous affirme Padre Pio ; alors, chaque jour demandons, par l’intermédiaire aimant de Jésus : « Notre Père, donne-nous aujourd’hui notre pain de ce
jour… »
. Nous avons la juste mesure du temps pour prier : hier est passé, demain n’est pas sûr, nous n’avons que l’instant présent… Profitons pleinement de ce moment où nous pouvons plaire à Dieu en Lui faisant une confiance aveugle ; utilisons notre situation actuelle où le Royaume reste caché, pour lui dire notre fidélité et lui prouver notre confiance amicale même si aujourd’hui nous ne sommes pas comme les défunts de nos familles dans sa vision directe. Transformons ce handicap en un dialogue de confiance radical qui peut être une définition de la prière. Gardons en fermant les yeux la mémoire de nos défunts, faisons fructifier leur héritage spirituel et répondons à leur intercession pour nous auprès de Dieu par la prière.

Mais me direz-vous : quelle prière utiliser pour plaire à Dieu ? L’évangile du jour, en Eglise, qui nous invite tous à être en pleine communion avec la volonté aimante du Père ; le « Notre Père » que nous a légué Jésus, plein d’intelligence ; mais aussi notre propre prière aussi pauvre soit-elle qui exprime quelque chose de nous ; et enfin, avec Marie mère de miséricorde et sœur Faustine Kowalska reconnue comme Apôtre de la Miséricorde de Dieu, prier le Père par la douloureuse passion de son Fils, Père qui ne peut qu’être profondément ému et touché par l’obéissance amoureuse de Jésus et prouver ainsi au monde entier qu’en Lui : « Aimer jusqu’à l’impossible, aimer d’un amour invincible… c’est possible »

Emmanuel Emerard