Paroisse Saint Martin de la plaine de Valence
Paroisse Saint Martin de la plaine de Valence


Semaine de la mission 16-23 octobre 2011

« Allez, de toutes les nations, faites des disciples ».
Autrement dit : préparez-les à la foi, apprenez-leur à la vivre intégralement.
Jésus délègue ses pouvoirs à son Église. Aux Onze il confie la mission
de poursuivre son oeuvre : ils prêcheront l’Évangile, administreront les sacrements, rappelleront les préceptes à observer. Belle et noble mission. Mais mission difficile.


 

Baptisés, quels que soient notre degré d’instruction, nos occupations,
notre situation sociale, nous sommes appelés à être des missionnaires de l’Evangile : « évangéliser ». Etre missionnaire. Faut-il quitter son pays, sa famille, son milieu de vie, comme Abraham, le père des croyants, pour aller dans d’autres pays pour annoncer Jésus-Christ ? Je répondrai : oui et non.

Oui, parce qu’il le fallait. Et beaucoup d’hommes et de femmes l’ont fait. Avec foi et générosité. Né dans une famille animiste, j’ai été évangélisé par les Pères Blancs. Baptisé adulte et devenu Rédemptoriste, donc prêtre missionnaire par la grâce de Dieu, et envoyé au Niger, pays de mission, ma mission consistait à vivre avec, me faire frère de ces populations musulmanes vers lesquelles j’étais envoyé et les aimer. Je ne peux annoncer l’Évangile tant que l’autre ne sait pas que je suis un frère pour lui. L’annonce de l’Évangile se fait dans des relations humaines vraies. En plus de la gérance d’une paroisse (annonce explicite de la Bonne Nouvelle : liturgie, catéchèse, célébration des sacrements, accompagnement des groupes de vie…), j’annonçais implicitement l’Évangile par les oeuvres : prison, enfants de rue, migrants, enfants malnutris, jardinage, élevage…Ma mission ne consistait donc pas à convertir les frères musulmans pour les baptiser comme Jésus le recommande, mais à vivre et témoigner de l’amour du Christ, travailler avec eux à la construction d’un monde de justice et de paix : « dire la vérité avec amour », dans le dialogue islamo-chrétien.

Non !!! Pour annoncer l’Évangile faut-il partir nécessairement dans un autre pays ? Non, même si on dit que nul n’est prophète dans son pays. « Allez ! Vous serez mes témoins ! » Ces paroles du Christ restent vraies pour tout chrétien d’aujourd’hui. Le baptême fait de nous des membres vivants de l’Église, des témoins de l’Évangile. Tout chrétien doit sortir de lui-même, partir à la rencontre des autres, doit se considérer (ce n’est pas un souhait mais une obligation), comme envoyé par le Christ-Jésus dans son milieu de vie, sa famille, son atelier, son école, sa société, son club… pour une mission d’Église. Il doit
être témoin de l’Évangile, un témoin débordant d’amour, au coeur rempli en premier lieu de l’amour du Christ et désireux de le faire partager, un coeur plein de tendresse pour les hommes, surtout les plus délaissés,
les plus malheureux, sur quelque plan que ce soit : matériel, moral, intellectuel, spirituel.
La foi grandit dans la mesure où on la partage. Etre témoin du Christ, missionnaire de l’Évangile, à la manière de Paul, « pour moi vivre c’est le Christ, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile », c’est avoir le coeur transpercé par la lance qui a traversé le sien, et qui s’appelle « la Charité », cet Amour des amours. Tout chrétien doit vivre son propre envoi : « pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » Allez ! Soyez des porteurs du Christ au monde, des Apôtres de et pour vos frères.

Père Mathias Bila DOAMBA CSsR






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