Paroisse Saint Martin de la plaine de Valence
Paroisse Saint Martin de la plaine de Valence


Saint Joseph et le 1 er mai

Le 1er mai, fête du Travail, est aussi pour l’Eglise catholique la fête de saint Joseph artisan. Pourquoi le choix de cette date ? Et quelle signification lui donner ?
Joseph, le père nourricier de Jésus, est présent, même dans les Evangiles qui ne parlent pas de l’enfance du Christ, (Marc et Jean), en tant que charpentier à Nazareth. Il fait partie du groupe restreint des saints inscrits deux fois au calendrier liturgique sanctoral. Ainsi, le 19 mars, solennité instituée en 1479, nous fêtons « le serviteur fidèle et avisé que le Seigneur a établi sur sa famille » (antienne d’ouverture) ; et, depuis 1955, chaque 1er mai, il est fait mémoire de saint Joseph artisan, proclamé par Pie XII, patron de tous les travailleurs.


 

Tandis que notre pays célèbre la fête du Travail par le(s) défilé(s) organisé(s) par les syndicats ouvriers, l’Eglise nous présente un modèle de travailleur, et, ce faisant, sanctifie le travail. Le Christ Jésus a lui-même exercé à Nazareth le métier de charpentier appris auprès de Joseph. C’est d’ailleurs ainsi que le définissaient ceux qui s’interrogeaient sur sa personne, pour s’en étonner ; « d’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? » (Mt 13,54-55).
Le travail est donc bien un aspect fondamental de notre vie, un élément nécessaire à notre équilibre, dans la mesure où il ne devient pas esclavage ou culte rendu à la productivité, au mépris de la vie de famille, voire de la santé.
Fêter saint Joseph artisan, c’est donc manifester l’importance et la dignité du travail qui permet de participer à l’œuvre de la création. « Le travail nous rend semblables à Dieu qui a travaillé et qui travaille, qui est toujours à l’œuvre » (Pape François, 1er mai 2013). D’où l’impérieuse nécessité pour nos futurs dirigeants de donner un nouvel élan à l’emploi...
Loin d’être une corvée, le travail peut devenir une louange de chaque instant au Seigneur « Tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant par lui grâces au Dieu Père ! » (Col 3,17).
La fête de saint Joseph travailleur nous rappelle donc que, quel que soit le travail, ce qui compte, c’est de le faire de bon cœur, pour glorifier Dieu et participer, à notre mesure et dans le quotidien de notre vie, à l’édification du Royaume. « Heureux qui craint le Seigneur et marche sur sa route. Il jouira du travail de ses mains. Heureux sera-t-il ! Il connaîtra le bonheur » (Ps 127, 1-2).

Anne-Marie Jammes






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