Paroisse Saint Martin de la plaine de Valence
Paroisse Saint Martin de la plaine de Valence


Qui nous fera voir le bonheur ?

Cette question du psalmiste, interrogation pathétique que se posent les hommes, génération
après génération, et qui traduit leur angoisse existentielle, est le thème fédérateur choisi par le Conseil Pastoral pour l’année 2010-2011. Elle appelle implicitement à une définition du bonheur. Voici celle que donne une aînée de l’Aumônerie dans le numéro 4 de la revue « Jeteparledefoi ». (Extraits).


 

... « Ma définition du bonheur aboutit à une série de questions. Le bonheur réside-t-il seulement dans les moments où tout va bien, ou ne serait-il pas plutôt présent à chaque instant de ma vie pour peu que je croie que chacun de ces instants a un sens ? Le bonheur m’échoit-il quand mes projets se réalisent exactement comme je le souhaitais, ou bien quand les imprévus surviennent et que je me laisse surprendre ? Mon bonheur ne dépend-il que de moi ? Dieu et les autres y jouent-ils un rôle ? Moi-même, puis-je vraiment contribuer au bonheur des autres ? Et n’est-ce pas finalement cette contribution au bonheur des autres qui alimente le plus mon propre bonheur ?
Je ne sais pas définir le bonheur ; mais il me semble que j’arrive à cerner les moments où je me sens heureuse, ceux où j’ai l’impression d’avoir un aperçu fugitif de ce à quoi doit ressembler le bonheur.
Ces moments heureux sont ceux où je me laisse surprendre par cette évidence, qui souvent n’en est pas une : je suis aimée, j’aime et je suis utile. Ces moments où il m’est donné de m’ouvrir au monde pour m’émerveiller devant les beautés de la nature, et de m’ouvrir aux autres pour réaliser tout ce que nous avons à nous offrir.
Les moments heureux sont ponctuels alors que le bonheur a, me semble-t-il quelque chose à voir avec le long terme, l’infini. Et donc, il me semble que je peux dire et croire que la vie avec Dieu est une promesse de bonheur, puisqu’il nous aime à l’infini d’un amour qui nous aide et nous pousse à aimer les autres et à nous aimer nous-mêmes. »

« Fais lever sur nous la lumière de ta face.
Yahvé, tu as mis en mon coeur plus de joie
Qu’aux jours où leur froment, leur vin nouveau débordent.
En paix, tout aussitôt, je me couche et m’endors :
C’est toi, Yahvé, qui m’établis à part, en sûreté.  »( Ps.4, 7b-9)

A partir d’un texte d’une aînée de l’Aumônerie






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