Paroisse Saint Martin de la plaine de Valence
Paroisse Saint Martin de la plaine de Valence


Le Seigneur des vivants et des morts

Depuis le 8ème siècle, l’Église catholique romaine rapproche deux fêtes
 : le 1er novembre, la Toussaint ; le 2 novembre, la commémoration des
fidèles défunts. Cette proximité n’est pas le fruit du hasard. Joie et peine ne
sont-elles pas profondément imbriquées dans nos vies ? Ces deux fêtes
suscitent espérance et confiance.


 

Le jour de la Toussaint nous exprimons la joie qui naît du regard porté
sur ces hommes, ces femmes dont la vie évangélique nous est donnée en
exemple. Nous les invoquons pour que, dans leur bonheur de communion
avec le Seigneur, ils se souviennent de nous. Cette fête nous invite à la joie,
car à côté des « vedettes » de la sainteté dûment répertoriées et proclamées
par l’Église, il y a aussi la foule des saints de nos familles. Ces derniers ont
souvent mené une vie discrète. Néanmoins ils ont accompli avec amour leur tâche quotidienne ; ils ont été attentifs à leurs frères et soeurs : souci de la personne dans la solitude, soin plein d’humanité vis-à-vis de celui qui est dans la souffrance, aide à l’étranger sans logis, partage généreux avec les plus démunis, don de leur temps, de leur personne. Ils constituent l’immense cortège des saints, cher au livre de l’Apocalypse.
Le 2 novembre nous nous remettons en mémoire le visage de ceux qui nous ont quittés. Leur mort a représenté pour nous une épreuve, la tristesse nous a gagnés ; nous les confions à la miséricorde de Dieu, sachant qu’ils sont, eux aussi, appelés à connaître la paix auprès de Dieu. Dans le même temps, nous demandons au Seigneur d’accompagner les vivants qui ont été éprouvés par ces ruptures dont certaines ont parfois été brutales. Nous effectuons cette démarche dans la confiance, car ces personnes sont appelées à une vie nouvelle en Dieu.
Les défunts font partie de notre Eglise, ils ne sont pas partis pour un « ailleurs » insaisissable, mais pour une communion avec Dieu. Vivants ou morts, nous sommes embarqués dans une même histoire, car « c’est pour être Seigneur des morts et des vivants que Christ est mort et qu’il a repris vie » (Rm 14, 9). Les défunts font partie de notre Église, ils constituent avec nous la communion des saints. En cette journée du 2 novembre, selon la recommandation de saint Paul, ne nous laissons pas submerger par la tristesse, en revanche, renforçons notre espérance.
Élargissant notre horizon, nous pensons aussi à tous ces hommes et femmes défunts, malmenés par la vie, marginalisés dont on ne fait jamais mémoire. Leur vie n’a peut-être pas été exemplaire, mais ils bénéficient eux aussi de la générosité de ce Dieu qui considère tous les hommes comme ses enfants.

Père Jean-Pierre Lémonon






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